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ASSOCIATION DE LA FWB POUR LES LANGUES ANCIENNES

LA FOLLE JOURNEE DU CAF

COMPTE RENDU DU QUATRIEME FESTIVAL ARTES

Il devient une institution en soi, à la manière de l’Eurovision ou du Reine Elisabeth. Comme eux, il revient à date annuelle, il voit concourir des artistes venus de partout, il comporte un jury sourcilleux, il couronne les meilleurs en art et en technique. Le Festival Artes, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a connu sa quatrième édition, le vendredi 13 mars dernier, au Centre d’Auto-Formation et de Formation continuée de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sis à Tihange. L’événement fut, comme à chaque fois, organisé et présidé par sa créatrice, notre estimée collègue, Madame Simone Thonon. Pas moins de six écoles firent le déplacement : les Athénées Royaux d’Ath, de Ganshoren, de Marchin, de Spa et Vauban de Charleroi, ainsi que l’École Internationale du SHAPE. Toutes concouraient pour l’obtention de quatre prix : Vox Populi (décerné par les élèves participants au suffrage direct), Scriptores (pour la meilleure présentation écrite), PUBlius (pour le meilleur objet promotionnel) et Artes (pour l’ensemble de la présentation). Ces trois derniers prix étaient décidés par un jury souverain, composé cette année de Madame Christine Ponchon et Monsieur Jean-Philippe Mogenet, inspecteurs des cours de langues anciennes, de Madame Marie Celentin, professeur de langues anciennes à l’Athénée Charles Rogier de Liège et auteur du roman Dans le bleu de ses silences (publié en février dernier, aux Éditions Luce Wilquin), de Monsieur Jean-Luc Sorée, formateur en éducation aux médias, de Monsieur Paul Pietquin, professeur de didactique des langues anciennes à l’Université de Liège et évidemment, de votre petit rapporteur, qui représentait là votre association préférée.

Madame Thonon ouvrit la journée par un discours de bienvenue, fort chaleureux et empreint de ses plus vifs remerciements et encouragements aux participants, réunis dans la grande salle du CAF, après avoir installé le matériel nécessaire à leur présentation. À onze heures précises, la course aux lauriers fut lancée. Nous empruntâmes le circuit bleu et nous nous retrouvâmes à Spa, en compagnie de son professeur, notre estimée collègue Madame Shirley Bouts. Surprise : une seule élève de l'athénée participait, qui plus est de l'option grecque. Fort désireuse de mettre en valeur cette jeune fille unique dans tous les sens du terme, Madame Bouts avait obtenu une dispense spéciale pour l'inscrire au Festival Artes. C'est donc en tandem qu'elles nous présentèrent Φαντασμάτων θηρεύτριαι, un projet inspiré des meilleurs films d'épouvante et des plus intrigantes pages de la littérature antique. Fantômes, spectres, revenants et autres poltergeists peuplent nos récits. Et s'ils étaient réels ? Nous voici entraînés dans une vidéo glaçante : Madame Bouts parcourt seule les sombres couloirs de son école. Les âmes sensibles détournèrent le regard pour se pencher sur le remarquable objet publicitaire conçu par notre duo : un roman d'aventure dont la progression et le dénouement sont déterminés par le lancement d'un dé, lui aussi fourni. Il s'agit là d'un véritable livre, rédigé à quatre mains et qui fit forte impression sur le jury. Sur ces entrefaites, Madame Bouts avait survécu à l'assaut des forces de l'au-delà et son élève nous avait instruits de l'histoire du spiritisme, de l'Antiquité à nos jours.

C'est frissonnants que nous passâmes à l'Athénée d'Ath. Nous fûmes là aussi cueillis par surprise, puisque nous assistâmes au meurtre de notre estimée collègue, Madame Virginie Civilio, au détour d'une ruelle de la Cité des Géants. Nous eûmes un haut-le-cœur, avant de réaliser que Madame Civilio était bien vivante et qu'il s'agissait de Modus operandi, réinterprétation des Experts, avec en guest star Madame Christine Crombé, préfète de l'athénée. Sur l'écran, les élèves menèrent une trépidante enquête, aux incroyables rebondissements. Nous nous saisîmes de leur objet publicitaire pour le manger, il s'agissait de guimauves placées sous une loupe. Nous étions comme sur notre canapé. Un second meurtre eut lieu, nous vîmes des analogies avec Twin Peaks. Nous en apprîmes plus sur les techniques d'enquête d'alors et d'aujourd'hui. Les masques tombèrent à la fin, en une conclusion toute fablesque : si ce n'est toi, c'est donc ta sœur ! Secoués, nous gagnâmes le local suivant.

C'était l'Athénée Royal de Marchin. Les élèves de l'athénée, emmenés par nos estimés collègues, Madame Catherine Schloesser et Monsieur Benoît Goffin, nous firent revivre les plus belles heures des comédies musicales hollywoodiennes, avec leur spectacle Romulus et Juliette, où le théâtre, le chant, la danse, le karaoké, l'humour et l'enseignement se mêlent en un joyeux feu d'artifice. Nous nous prîmes à battre la mesure du pied et à nous trémousser sur notre chaise, au rythme de morceaux de Daniel Balavoine, Cœur de Pirate et Grease. C'est toi que je veux, hou, hou, hou, hou,... Irrésistible ! Nous fûmes rappelés à l'étrange parallèle entre tablettes antiques et numériques et à cette autre universalité : en deux mille ans, tout a changé, rien n'a changé, les élèves sont demeurés les mêmes ! Car il fallait oser pareil objet publicitaire : un stylo celant un ruban de papier, idéal pour la dissimulation d'antisèches et de copions. Romulus Travolta et Juliette Newton-John rapprochèrent leurs cœurs, l'Amour triomphait à la fin. Quel talent que celui de ces élèves, de la graine de stars !

Le repas de midi vint suspendre pour un temps les réjouissances. Le soleil brillait sur le CAF, les sandwiches faisaient envie. Nous compulsâmes nos notes et établîmes nos premières cotations. L'après-midi allait-elle bouleverser nos classements provisoires ? Nous reprîmes notre bâton de juré et prîmes dans notre visage, la très énergique présentation des élèves de l'Athénée Royal de Ganshoren. Bien que ceux-ci furent éclipsés par le talent comique de leur impayable professeur, notre estimé collègue Monsieur Simon Midrez, digne héritier d'Harold Lloyd. Vita quotidiana, mélange de sketches, d'improvisations, d'happenings, de tutoriaux, nous entraîna dans la vie quotidienne de nos ancêtres Romains, miroir, reflet et repoussoir de la nôtre. Nous contemplâmes les cartes postales audacieuses, qui servaient d'objets publicitaires. Elles demeurèrent insondables, tandis que devant nous, le spectacle versait dans une anarchie très sex, drugs & rock'n'roll. Le plaisir des participants éclatait comme une évidence, celui des spectateurs juvéniles vint en réponse. Nos voisins froncèrent les sourcils, nous eûmes un fou rire. Jusqu'où aller trop loin, telle était la question...

Nous époussetâmes la poudre sur nos épaulettes et nous crapahutâmes jusqu'à l'Athénée Royal Vauban de Charleroi où nous attendait notre estimé collègue, Monsieur Bruno François, et ses élèves, pour un exposé plus sage. Aux carrefours de la communication s'apparentait à une réflexion méta à laquelle nous nous confrontons sans cesse : choisirais-je l'option latine, l'année prochaine ? Vous et nous l'avons choisie pour la vie et l'au-delà, d'autres hésitent, d'autres encore l'abandonnent et tirent à boulets rouges sur cette ambulance de l'enseignement contemporain. Avec beaucoup de finesse, d'humour et de talent dramatique, les élèves de l'athénée nous démontrèrent l'importance des langues anciennes dans la compréhension de notre quotidien et dans leur accomplissement personnel et scolaire. Jusqu'à la manière de séduire une conquête croisée sur Internet ! L'ensemble des questions posées nous frappa par sa pertinence, sa justesse et sa lucidité. Monsieur François et ses élèves devraient parcourir tous les athénées de notre Royaume pour marteler les consciences.

Là-dessus, nous étions arrivés à la dernière étape de notre parcours : l'École Internationale du SHAPE, emmenée par ses deux professeurs, nos estimés collègues Madame Anaïs Bailly et Monsieur Vincent Fagniart. Famis ludi nous attendait, relecture, exégèse et parodie des Hunger Games. Si vous faites partie des dernières personnes sur cette Terre à n'avoir ni lu, ni vu cette saga inspirée du mythe de Thésée, nous vous recommandons à la fois cette trilogie et la lecture du dossier écrit, qui la décrit et la décrypte admirablement. Les élèves de l'École, polyglottes et aux accents chantants, nous présentâmes un spectacle télévisuel dans lequel les divinités antiques finissent victimes de leurs travers et de leur superficialité. Le tout nous rappela ces talk-shows de la RAI, dont sont friands nos amis Italiens. Il se conclut par un vaste fou-rire des acteurs et des spectateurs, gage de la réussite de leur présentation.

Vint alors l'heure sévère des délibérations. Les votes du jury furent unanimes, ceux des élèves aussi. L'ensemble des participants se réunit alors dans la salle d'honneur du CAF pour la proclamation. Nous avons semé des indices au fil de notre texte : le palmarès vous surprendra donc peu. Le prix Scriptores fut remporté par l'École Internationale du SHAPE. Le prix PUBlius alla à l'Athénée Royal de Spa. Le prix Vox populi échut à l'Athénée Royal de Ganshoren. Enfin, le premier prix, le prix Artes fut décerné, sous un tonnerre d'applaudissements, à l'Athénée Royal de Marchin. Hélas, après les échanges de cadeaux, de prix, de fleurs et de baisers, il fallut se quitter, regagner sa voiture, son bus, son train et conclure cette folle journée. Que le temps nous semblera long jusqu'à l'an prochain...

Naïm HERAGHI

  


Activités

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Artes

  

2015 - "LA FOLLE JOURNEE DU CAF"

  

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