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ASSOCIATION DE LA FWB POUR LES LANGUES ANCIENNES

ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX

COMPTE RENDU DU SIXIEME FESTIVAL ARTES

La mise à mort, jadis, des cours artistiques dans l’enseignement secondaire belge francophone n’aura suscité ni intérêt, ni émoi. La jeunesse de demain n’aura usage ni du dessin, ni de la musique, elle n’en aura ni le goût, ni l’utilité. Ainsi ont songé nos décideurs, ainsi ils poursuivent dans leur erreur, s’en prenant à présent aux cours de langues anciennes. Révélation : le beau n’aura plus sa place dans la société de demain. Nous nous y attendions : les mondes futurs seront laids et les gens qui les peupleront, également. Mais de cette laideur propre aux esprits pauvres, aux cécités artistiques et esthétiques. Un jour, l’on enverra l’Aurige de Delphes et la Vénus de Milo au parc à conteneurs. L’Humanité se repaîtra de vacuums culturels, aura l’esprit vidé, croira ce qu’on lui présente comme la vérité et votera pour le premier fasciste venu. Les Lumières s’éteindront et les Âges Obscurs reviendront.

Un espoir : des élèves traverseront ces époques troublées et préserveront les savoirs antiques et humanistes. Ils les transmettront à leurs enfants, qui les transmettront à leur tour à leur descendance, jusqu’à la Seconde Renaissance. Ces élèves, ces futurs passeurs d’histoire, nous les avons rencontrés. C’était le vendredi 17 mars 2017, au sixième Festival Artes, au Centre d’Auto-formation et de Formation continuée de la Fédération, à Tihange. Ils venaient de huit écoles : les Athénées Royaux d’Andenne, Binche, Dinant, Ganshoren, Huy, Marchin et Uccle II, ainsi que l’École Internationale du SHAPE. Tous concouraient pour quatre prix spéciaux : le Vox Populi (décerné par les élèves participants au suffrage direct), le Scriptores (pour la meilleure présentation écrite), le PUBlius (pour le meilleur objet promotionnel) et l’Artes (pour l’ensemble de la présentation). Innovation cette année : trois prix particuliers. Ces six derniers prix étaient décidés par un jury souverain, composé cette année de Monsieur Thomas Lo Monte, directeur du CAF ; de Madame Christine Ponchon et Monsieur Jean-Philippe Mogenet, inspecteurs des cours de langues anciennes ; de Monsieur Jean-Luc Sorée, formateur en éducation aux médias ; de Monsieur Paul Pietquin, professeur de didactique des langues anciennes à l’Université de Liège ; de Monsieur Max Medard, auteur de bandes-dessinées et de votre rapporteur, qui représentait l’ACFLA.

Nous étions à nouveau invités par Madame Simone Thonon, fondatrice et directrice du Festival. La contrariété universelle nous empêcha d’entendre son discours de bienvenue. À peine descendus du car, nous dûmes courir jusqu’à nos ateliers. Nous ratâmes ainsi l’introduction du premier, celui de l’Athénée de Huy. Nous plongeâmes tout habillés dans Un sumposion presque parfait. Les élèves reconstituèrent un banquet de la Grèce antique, avec décors et costumes. Une conception de la fête bien différente de la leur, mais après quelques adaptations, nos acteurs mêlèrent joyeusement jeux d’adresse et jeux d’esprit. Ils discutèrent cuisine et philosophie, jusqu’au clou du spectacle : l’entrée des danseuses. Nous eûmes droit à un ballet savant qui nous replongea dans l’Athènes du Ve siècle. L’illusion était parfaite et les élèves furent fort applaudis.

Nous passâmes ensuite à l’Athénée d’Uccle II, emmené par Madame Elodie Demez. « Celui qui pense avant » est-il toujours dans les pensées ? Il nous fallut réfléchir de longues minutes avant de comprendre qu’il s’agissait de Prométhée. Prométhée enchaîné et déchaîné, dont le mythe parcourt l’histoire de l’art. Deux volontaires furent choisies pour un jeu : elles classèrent chronologiquement des sculptures et tableaux représentant le dieu et s’en sortirent avec honneur. Nous fûmes ensuite régalés d’une réinterprétation moderne du mythe, fondu avec le conte de Blanche-Neige. Le résultat, audacieux, fit rire aux éclats. L’atelier se termina sur une création remarquable, l’un des hauts faits du Festival : deux élèves créèrent sous nos yeux une fresque de Prométhée attaqué par l’aigle jovien. Ces artistes grapheurs, à l’aide de caches prédécoupés et de bombes de peinture, donnèrent naissance à une représentation digne des plus beaux vases à figure noire. Ils furent ovationnés.

Nous arrivâmes au groupe des Athénées de Marchin et d’Andenne. De ce dernier, une seule et méritante s’était inscrite. Les professeurs, Messieurs Benoît Cottin et Philippe Dejaive, ont donc uni leurs efforts. Moi, Narcisse, échocentrique. Un sujet évident, en ce règne absolu des réseaux sociaux et des selfies. Serions-nous tous des Narcisses en puissance ? Les élèves nous interrogèrent par le biais d’une pièce de théâtre. Des jeunes gens s’y amusaient et rivalisaient entre eux de beauté et d’apparence. Un jeune homme, notre héros, cherche l’amour, mais se laisse abuser par les miroirs des apparences. Il ne voit pas la jeune fille timide et réservée, qui soupire pour lui en silence. Le silence, piège mortel en cette époque de bruit et de fureur. Soyez rassurés : nos amoureux furent réunis. Mais parce que le public le voulut bien ! Voilà où résidait l’originalité de cette pièce : les spectateurs en choisissaient le cours, décidant des actions du héros. Remarquable idée et mémorisation parfaite. Forts acclamés et demandés, les élèves eurent la bonté de nous jouer tous les scénarios possibles. C’était déjà le théâtre de demain.

Nous étions arrivés à la pause du midi et au repas commun dans la grande salle du CAF. Le temps de quelques sandwiches et de yaourt local et nous repartîmes jusqu’à l’École Internationale du SHAPE, emmené par Madame Anaïs Bailly, pour Optimus Coquus. Nous reçûmes une leçon de cuisine antique, sous l’œil impitoyable des maîtres-queues accomplis. Deux volontaires préparèrent en direct du moretum, sorte de Chavroux aux fines herbes. Deux autres s’attelèrent à un périlleux drapé de péplum. Deux autres encore joutèrent sur les aliments connus ou inconnus des Romains. Tout cela se termina par une dégustation du fameux moretum, mais aussi de pâtisseries à l’antique préparées par des élèves cordon-bleu. Notez que nous fûmes aussi régalés d’informations essentielles sur les habitudes alimentaires des Romains et sur les premiers régimes végétariens et végétaliens de l’Histoire.

C’était le tour de l’Athénée de Ganshoren, emmené par Monsieur Simon Midrez. Clavis Bruxellarum, un concept ambitieux et interactif, inspiré des meilleurs jeux vidéo d’investigation. Nous étions les héros d’une quête haletante, qui nous emmena de Bruxelles à Rome. Une bombe était dissimulée dans notre capitale. À nous de la retrouver, de la désamorcer et de démasquer le coupable. Pour ce faire, au travers d’images, de vidéos, d’indices, nous dûmes résoudre des énigmes retorses. Nous nous retrouvâmes dans des impasses, revînmes sur nos traces, embarquâmes pour Rome et... Nous laisserons le suspense planer, mais sachez que nous parvînmes à sauver Bruxelles. Les élèves participants furent, en tout cas, conquis et les concepteurs, vivement félicités.

Nous en arrivions à l’Athénée de Dinant, emmené par Madame Astrid Flamion. Touche pas à mes mythos ! C’était un impératif catégorique : mieux valait ne pas énerver cette famille haute en couleurs qu’étaient les divinités olympiennes. Les voilà réunies devant nous, sur un plateau de télévision, pour commenter à vif les dernières révélations sur leurs vies sentimentales mouvementées. Ce fut une foire d’empoigne, ponctuée de coups de théâtre et de tonnerre. Les acteurs, costumés et grimés, interprétèrent parfaitement les archétypes divins. Les spectateurs se crurent sur l’Olympe et purent tracer un audacieux comparatif entre les épopées antiques et les séries sentimentales contemporaines. C’était une judicieuse réflexion, à la fois sur l’éternité des sentiments et caractères humains et la fascination perpétuelle de l’Humanité pour les malheurs des riches et puissants. Les élèves eurent droit à une ovation.

Nous conclûmes ce Festival en compagnie de l’Athénée de Binche, emmené par Mesdames Chantale Bauduin et Céline Degueldre. Reditus ad futurum (Non, non nihil mutavit !). Les élèves, en bons cinéphiles, avaient décidé d’explorer la présence de l’Antiquité dans les films actuels. Nous eûmes droit à une exégèse érudite : les élèves décryptèrent pour nous les références antiques des derniers succès au box-office. Nous fûmes soumis à un questionnaire, que nous réussîmes en public assidu. Les élèves nous gratifièrent ensuite d’une passionnante pièce de théâtre, qui fut longuement applaudie et qui marqua les spectateurs au cœur.

Vint alors l'heure cruciale des délibérations. Les votes du jury furent comptés et recomptés, ceux des élèves aussi. Et tandis que les premiers constituaient le palmarès, les seconds se divertissaient en compagnie des étudiants de l’ULg. Ces derniers, qui présentent leur agrégation en lettres classiques, leur avaient préparé un jeu participatif fort apprécié. L'ensemble des participants se réunirent ensuite dans la salle d'honneur du CAF, pour la proclamation. Madame Thonon annonça au micro les vainqueurs successifs. L’Athénée de Marchin reçut un prix particulier pour sa réflexion citoyenne ; l’Athénée de Huy, pour sa mise en scène et l’Athénée d’Uccle II, pour son originalité. L’Athénée Royal d’Andenne fut récompensé pour la participation courageuse de son élève. Le prix Scriptores fut remporté par l’École Internationale du SHAPE. Le prix PUBlius alla à l'Athénée Royal de Ganshoren. Le prix Vox populi échut à l’Athénée Royal de Binche. Enfin, le premier prix, le prix Artes fut décerné, sous les applaudissements, à l'Athénée Royal de Dinant. Les lauréats reçurent diplômes, objets d’art, t-shirts, argent, friandises, matériel informatique et fleurs. Leurs professeurs furent également récompensés et fleuris. Chacun repartit, l’avenir des langues anciennes entre ses mains. La Fédération l’a hélas décidé : l’on achèvera leurs cours, comme on achève les chevaux…

Naïm HERAGHI

Retrouvez toutes les photos sur notre site Internet www.acfla.be

  


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