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LA VOIE ACTIVE

COMPTE RENDU DE NOTRE ASSEMBLEE GENERALE

L’enseignement est un univers ouvert, sans frontières, aux territoires inexplorés pour la plupart. Certains aventuriers repoussent ses limites connues, défrichent ses jungles, cartographient ses terrae incognitae. La galaxie de la pédagogie traditionnelle se découvre des horizons nouveaux, des perspectives intéressantes. Les nouvelles technologies, la mise en réseau des savoirs, l’immédiateté des outils en ligne,… Ce qui était de la science-fiction devient la réalité, voire la banalité. Les langues anciennes sont demeurées égales : elles se sont adaptées, comme toujours. Leur enseignement a absorbé le tableau interactif, les tablettes et même Wikipédia. Leurs enseignants se sont mis à l’informatique, au numérique et à d’autres sciences en –ique.

Pendant ce temps-là, dans une galaxie fort fort lointaine, se développait une autre approche, une autre manière d’envisager la pédagogie : la pédagogie active. Elle puise ses sources chez les humanistes de la Renaissance, dont Montaigne, et les philosophes des Lumières, dont Rousseau. Sa date de naissance officielle demeure l’ouverture de l’École d’Abbotsholme, en 1889, par Cecil Reddie, la première des « écoles nouvelles » anglaises. C’est l’ère des pionniers et des héros. Sébastien Faure et Célestin Freinet, en France ; Maria Montessori, en Italie ; Rudolf Steiner, en Allemagne ; Francisco Ferrer, en Espagne ; Ovide Decroly en Belgique. Chacun ses trouvailles et ses règles, mais suivant un même principe : rendre l’élève acteur de son apprentissage. L’expérience personnelle est valorisée ; l’erreur, admise ; l’éducation, globalisée.

Les premières écoles à pédagogie active furent des établissements primaires. L’expérience s’étendit progressivement au secondaire, mais son impact demeura limité. La crise actuelle de l’enseignement, crise des vocations, crise des méthodes, crise d’identité, a remis en lumière la pédagogie active. De nouvelles écoles se sont ouvertes et ont rencontré le succès. La Ville de Bruxelles innova ainsi en 2012, en créant à Laeken, l’Athénée Marguerite Yourcenar, école secondaire générale. Le programme demeure celui de la Ville de Bruxelles, l’approche pédagogique est active. Le succès est allé croissant : l’Athénée figure désormais parmi les établissements recevant plus de demandes d’inscription qu’il n’y a de places disponibles.

Les voyages intergalactiques n’ont jamais effrayé les membres de notre association. Nous décidâmes d’explorer la possibilité d’un quasar durant l’année scolaire 2015-2016, avec pour mentor, le professeur de langues anciennes de l’Athénée Yourcenar, Monsieur Grégory Cromphout. Plusieurs réunions constructives débouchèrent sur la participation remarquée de ses élèves aux Quaestiones Naturales, expérience relatée dans notre précédent numéro. Fut également prise la décision d’organiser notre assemblée générale annuelle à l’Athénée et d’y étudier ensemble la pédagogie active appliquée à l’enseignement des langues anciennes. Nous nous réunîmes donc tous le samedi 20 avril 2016. Comme lors de notre Foire aux Préparations de novembre dernier, l’assemblée regroupait un panel choisi de professeurs : de l’enseignement officiel, libre et communal ; de Bruxelles et du Hainaut ; de pédagogie active et traditionnelle ; des hommes et des femmes ; des jeunes et des plus jeunes. Nous comptions également parmi nous deux étudiantes de l’ULB se destinant au métier.

L’assemblée débuta par la présentation de nos comptes, par notre trésorière, Madame Carine Bamps. Nos finances demeurent stables. Point remarquable : le nombre de nos membres repart à la hausse. Vint ensuite le bilan de l’année écoulée, par notre présidente, Madame Claire Verly. Lui aussi est positif : notre association a mené à bien ses missions, ses activités ont rencontré le succès. Cela, vous avez pu le lire en détails dans nos articles antérieurs. Nous nous sommes alors penchés sur l’avenir. Nous reconduirons notre programme général pour l’année scolaire 2016-2017. Nous réfléchirons à la meilleure actualisation possible des Iuvenalia, notre célèbre concours. Nous organiserons enfin, avec le soutien du Fonds Alexis Liénard, une journée de formation pédagogique pour l’ensemble de nos collègues professeurs de langues anciennes. Toute information utile sera communiquée en temps et en heure par nos canaux habituels : notre bulletin, notre page Facebook et notre site Internet.

Silence, nous repassâmes de l’autre côté du miroir et du banc. Monsieur Cromphout prit la parole et nous emmena sur les voies de la pédagogie active. Son exposé débuta par les invariants. L’élève et sa classe sont autonomes. La coopération est favorisée au sein du groupe et renforcée par la création de sous-groupes alternés. L’accent est mis sur les projets, personnels et collectifs. Une fois par semaine, a lieu un conseil citoyen : les élèves se réunissent avec leur titulaire, prennent toutes les mesures nécessaires et décident de leurs projets. Le programme de la Ville de Bruxelles est respecté à la lettre, les élèves sont conscients de son application légale. Les règles de base et d’encadrement du cours sont fixées par le professeur en début d’année. Le choix des sujets et des projets est laissé aux élèves et décidé par vote démocratique à la majorité simple. Sujets et projets s’enchaînent au gré des questions, des centres d’intérêt, des occasions particulières, des circonstances, des méandres insoupçonnés de la pensée et de la curiosité. Lorsque les élèves décident de participer à un projet externe, par exemple à une matinée interscolaire, ils mènent le projet de bout en bout. Le professeur sert de relais avec les organisateurs.

Les cinq compétences sont appliquées au fil des thèmes élus. L’évaluation continue est axée sur la progression. Le droit à l’erreur est autorisé. Les élèves pratiquent l’autoévaluation. Celle-ci est exprimée en acquisition de compétences particulières. Du temps supplémentaire est accordé aux élèves n’ayant pas acquis les compétences requises. Tout ceci implique un système connecté. L’Athénée est doté du wifi dans tous ses locaux. Chaque local est relié à un programme informatique gérant les présences, les déplacements, les projets et les évaluations des élèves. Chaque élève dispose d’une tablette numérique, prêtée par l’Athénée. Grâce à cet outil, il effectue ses recherches, résout ses traductions et ses exercices, réalise des animations, mène à bien ses projets.

Monsieur Cromphout passa à des exemples pratiques, tirés de son expérience de professeur de latin. En première année, dès la première leçon, les élèves sont confrontés à un texte d’auteur. À eux de formuler des hypothèses, de croiser leurs réflexions, de rechercher les outils nécessaires pour décrypter les mystères de cette langue. Ils doivent trouver les clés de déchiffrement et comprendre les règles fondamentales de la grammaire latine. Par la suite, le travail se mène parfois de manière autonome et en silence, parfois de manière collective et au tableau. Exemple : la traduction coopérative durant laquelle chaque élève vient analyser et traduire une phrase devant la classe. Nous nous essayons à quelques exercices multimédias et admirons des films d’animations.

Nos participants s’attelèrent en sous-groupes à la résolution d’un problème. Votre petit rapporteur plancha sur la question : comment répartir une classe en groupes de quatre élèves, en suscitant le moins de frustration ? Je séchais, je mouillais, je repassais, nous fîmes trois propositions : primo, procéder à un tirage au sort ; secundo, laisser les élèves décider librement ; tertio, créer quatre ensembles préalables selon des tâches prédéterminées. Monsieur Cromphout nous livra la solution imaginée par ses élèves, très efficace : faire se répartir les élèves en binôme. Ils se choisissent un camarade avec qui ils souhaitent réellement travailler. Le tandem formé se choisit alors un autre binôme. Quelle que soit la composition de son quatuor, chaque élève est assuré d’œuvrer avec au moins un ami. Simple, non ?

La conclusion générale est livrée : la pédagogie active ne peut s’appliquer entière dans les écoles à pédagogie traditionnelle. Elle doit être un projet d’établissement. Tous les élèves, toutes les classes, toutes les années, tous les professeurs, tous les membres du personnel doivent être impliqués. Nos participants prirent bonne note. Monsieur Cromphout nous fit part de ses rêves d’avenir. Nous nous réunîmes autour d’un casse-croûte, les discussions allèrent bon train. La situation générale de l’enseignement et du monde, les cas particuliers des écoles et des administrations, notre association. L’heure passa aux photos souvenirs, aux embrassades, aux promesses de se revoir bientôt, aux souhaits de réussite. Une année s’était écoulée, une autre se prépare…

Naïm HERAGHI

 

  

ASSOCIATION DE LA FWB POUR LES LANGUES ANCIENNES

Activités

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Assemblée générale

  

2016

Merci à nos partenaires de nous soutenir dans nos activités !

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