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ASSOCIATION DE LA FWB POUR LES LANGUES ANCIENNES

2013 - Lauriers, lauréats et mirliflores

LA REMISE DES PRIX DES XXVIe IUVENALIA


Y être et en être, c’est l’impératif existentiel qui tenaille au corps les mirliflores modernes, jeunes gens superficiels au physique de papier glacé. Car y être et en être, c’est être. La substance, le contenu, la profondeur sont loin des préoccupations de ce monde en deux dimensions et aux deux axes : le physique en abscisse, l’apparence en ordonnée. Je puis vous l’assurer : ce mercredi 8 mai dernier, dans la salle Dupréel de l’ULB, il n’y avait aucun mirliflore.

C'était la remise des prix du XXVIe Concours des Iuvenalia. Tout avait débuté bien avant, à l'autre bout de Bruxelles, au domicile de notre trésorière. Les membres de notre conseil d'administration s'étaient réunis pour l'annuel rituel de l'emballage des fameux prix. La moindre surface plane était encombrée de livres, des jeux, de billets, de diplômes, de rubans, de boîtes et de sacs aux usages incompréhensibles pour le néophyte. Du chaos naît l'ordre : à la fin de longues heures de labeur, les paquets étaient constitués, assemblés et enrubannés. Etait alors venu le moment que les membres de notre conseil redoutent et appréhendent entre tous : celui où il faut transporter jusque dans les voitures, à la force des bras, les NMLN+ cartons remplis à ras et pesant une NMLN+ tonne chacun.

NMLN+ également, la semaine suivante, deux heures avant la cérémonie, lorsqu'il faut ressortir les dits cartons des dites voitures et les hisser jusque dans la salle Dupréel, avec en sus, les bacs d'eau et de soda, ainsi que les bouteilles de vin. Mais que ne ferait-on pas pour le latin ? Et puis, l'on aurait mauvais gré de se plaindre : l'ULB est pourvu d'ascenseurs, transportant généralement des étudiants ou des doctorants, qui plein de compassion pour vos lombaires se proposeront toujours pour porter le plus léger de vos casiers...

Une fois les marchandises à bon port, les membres de notre conseil doivent monter les tréteaux. C'est-à-dire placer ce qui se boit dans un frigo qui fonctionne ; installer ce qui est à offrir sur une table à portée de main et coller au mur des affiches de tailles diverses et circonstanciées. Le temps passe vite : à peine chaque objet déposé à sa juste place, que deux groupes se forment. Ceux qui ont un discours à prononcer, consultent fébrilement leurs feuilles, s'exercent à prononcer les noms de famille ardus, réécrivent un passage pour la cinquième fois, prient pour que leurs plaisanteries ne tombent pas à plat. Ceux qui n'accapareront pas le micro, compensent en réglant les détails techniques et acoustiques avec les deux étudiants délégués par l'ULB. Méchés et reméchés (jamais encore éméchés), ceux-ci étudient souvent les sciences appliquées, disciplines fort utiles pour apprivoiser, puis dompter les branchements rebelles de la salle Dupréel.

Les premiers arrivés vous surprennent de toute façon trop tôt, alors que vous êtes perchés sur une chaise, la bouche encombrée de vos feuilles et les doigts pris dans le papier collant. A moins que ce ne soit carrément aux toilettes, en train de vous redonner une apparence humaine... L’Athénée Royal Marguerite Bervoets de Mons avait heureusement cette année prévu une exposition dans le hall d’honneur. Elle a distrait les plus que ponctuels, en leur présentant la reprise de l’Antiquité dans les caricatures traitant de la crise grecque. Ce parcours humoristique a été monté par Monsieur David Furdos, professeur de latin à l’Athénée Bervoets. Monsieur Furdos vient par ailleurs de publier un recueil de nouvelles. A ce propos, s’il nous lit et s’il veut que nous fassions sa promotion dans notre cher bulletin, il peut toujours nous contacter.

Trois heures, déjà ! L’heure pour votre petit rapporteur de rejoindre son pupitre pour l’ouverture de la cérémonie. Notre charmante présidente, Madame Claire Verly, est entrée alors dans la lumière pour son traditionnel discours. Elle a nouveau remercié et félicité toutes les personnes ayant rendu le concours possible. Citant Camus, elle a réitéré toute l’importance qu’il y avait à notre époque d’étudier les langues anciennes. Elle en est certainement le meilleur et le plus charmant exemple. Madame Verly a conclu son intervention sur un mot de gratitude au professeur de latin des professeurs de latin, Madame Ghislaine Viré, qui prend sa retraite académique. Notre présidente a (comme moi dans notre éditorial) évoqué fugacement ces matinées de labeur passées à traduire Voltaire et Montesquieu en latin. Des instants inoubliables pour elle et moi, assis côte à côte, le cerveau en ébullition, sous l’œil vigilant de celle dont la devise restera à jamais le commandement moral de bien des enseignants : « Juste, c’est juste ! »

Justement, Madame Viré a succédé à Madame Verly, pour un autre discours inspiré et instructif. Les élèves qui l’ont écoutée ont dû voir la lumière au bout d’un tunnel étymologique, lorsque Madame Viré leur a appris que la racine latine lu- se retrouvait aussi bien dans lumière que dans lune, lucide et luisant. Son discours a été évidemment fort applaudi, non seulement pour son contenu et son ton, mais surtout parce qu’il marquait un moment important dans la carrière de Madame Viré.

Vous vous souviendrez que dans notre dernier numéro de ce bulletin, je vous avais relaté les péripéties du concours Artes. Le prix Spectacula, récompensant la meilleure présentation visuelle, avait été attribué à l’Athénée Royal d’Ath, pour un savoureux métrage parodiant l’émission préférée des cordons-bleus en mal de reconnaissance (je parle d’Un Dîner Presque Parfait). Le désormais culte Un Dîner Presque Romain a été projeté, devant une salle Dupréel ravie. Les élèves de l’Athénée d’Ath et leur professeur, Madame Virginie Civilio, ont à nouveau remporté les suffrages des fines bouches téléphages et récolté rires, applaudissements et murmures élogieux.

Do you do Sophocle ? Madame Françoise Delabaye et ses élèves de l’Athénée Royal Marguerite Bervoets de Mons, couramment ! Merci pour eux ! Ils nous ont offert un spectacle théâtral avant-gardiste, extrait des Trachiniennes du grand auteur athénien. L’espace d’un instant, nous avons été transportés à Avignon, en plein festival. Les acteurs furent fort inspirés et le recours aux ombres chinoises a réellement sublimé la forme de leur pièce. Rappelons aux distraits que celle-ci tire son nom de la cité de Trachis, lieu de séjour de Déjanire et de sa cour. La princesse y attend désespérément des nouvelles de son époux, Héraclès. Comme dans toute bonne tragédie grecque, les nouvelles s’avèrent invariablement mauvaises et le rideau tombe sur une pile de cadavres encore tièdes.

Le moment tellement attendu par les lauréats et leurs parents, probablement plus émus et impatients qu’eux, était arrivé : celui de la remise des prix. Notre jury fut convié sur l’estrade pour remettre leur récompense aux heureux vainqueurs : Madame Ghislaine Viré et Madame Claire Verly, qu’il n’est plus besoin de vous présenter, accompagnées par Madame Christine Ponchon, inspectrice des cours de langues anciennes, et Monsieur Marc Roelens, représentant de la Banque Belfius. Je ne vous en dis plus long : vous trouverez les noms des lauréats dans ce bulletin. Sachez qu’ils sont repartis tel le Grand Condé : courbés sous le NMLN+ poids de leurs lauriers, ces livres et jeux ayant porté sur les lombaires de notre comité.

Des remerciements aux rafraîchissements, il n’y eut qu’un pas, vite franchi. Tout notre beau monde s’est réuni dans le hall d’honneur pour faire un sort aux bouteilles entre-temps réfrigérées. Les parents s’en sont retournés, des étoiles plein les yeux et des photos mal cadrées plein leur carte mémoire. Les élèves ont fouillé fébrilement leurs prix, à la recherche de la place gratuite ou du chèque à zéro qui ferait toute la différence. Les professeurs ont médité longuement sur le sens de la vie, de leur vie et leur impact sur le cours général de l’Univers. Les membres du comité ont fait les poubelles, au sens littéral, en rangeant et époussetant les reliefs de la fête.

Ite missa est. La cérémonie était finie. Ne pleurez point, pensez à la prochaine : NMLN+ !

Naïm HERAGHI

  

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