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ORS, DéCORS ET TRéSORS

COMPTE RENDU DE LA MATINéE HELLéNIQUE

La route s'avère parfois longue et périlleuse, jusqu'à atteindre votre destination, votre terre promise. Surtout lorsque la SNCB est impliquée... Notre bien-aimé service public de transports ferroviaires ne faillit pas à sa réputation, en ce mercredi 4 février 2015 : il nous lâcha proprement sur notre quai de la Gare du Midi, au moment où nous avions besoin de toute sa diligence pour nous transporter à Mons, à l'Athénée Marguerite Bervoets, où nous étions attendus pour une nouvelle édition de la célèbre Matinée Hellénique, organisée par nos estimés collègues, Madame Françoise Delabaye et Monsieur David Fürdös. Bon an, mal an, nous finîmes par arriver, juste à temps, Dieu merci, pour le tout aussi célébrissime petit-déjeuner, prélude indispensable à cette matinée. 

Nous fûmes accueillis dans le hall de l'athénée par deux charmantes hôtesses qui nous conduisirent sur le champ dans le réfectoire où nous attendaient les participants (dont les athénées de Koekelberg, d'Uccle II et Vauban de Charleroi), Madame Delabaye, Monsieur Fürdös et Madame Marie-Gabrielle Blondiaux, préfète de Marguerite Bervoets, qui nous fit l'honneur de sa présence durant tout l'événement. Les élèves et leurs professeurs furent abondamment pourvus en viennoiseries et boissons chaudes. Il était temps de lancer la séance. Nous fûmes conviés par Madame Delabaye à rejoindre la salle de conférence, située au-dessus du gymnase de l'école. Madame la Préfète prononça une allocution de bienvenue et de remerciements, avant de céder la parole à Monsieur José Péric, pour le tout premier exposé.

« La Grèce oubliée des dieux ? », tel était le thème, le fil conducteur de cette Matinée Hellénique. Ce titre faisait allusion à la fois à la Grèce antique et ses débats houleux sur l'athéisme et à la Grèce contemporaine et ses déboires économiques. Une piqure de rappel s'imposait : qui étaient ces dieux ? Quels étaient leurs rôles et leurs fonctions ? Comment les représentait-on ? C'était l'objet de la conférence de Monsieur Péric, « Les sculptures du Musée archéologique d'Antalya ». Antalya, lieu de villégiature pour touristes modernes, et site archéologique majeur de l'ancienne Asie mineure. Son musée expose un ensemble remarquable de statues antiques, résumant le panthéon olympien. Zeus, Héra, Hermès, Aphrodite, Apollon apparurent à l'écran, sur des photographies prises par Monsieur Péric en personne, lors de l'un de ses nombreux séjours dans la ville. Un aigle, un paon, un caducée, une poitrine triomphante, une couronne de lauriers les identifient pour l'éternité. Les élèves sont demeurés songeurs devant ces dieux de marbre qui ont traversé les siècles intacts. Ou presque. Cette chère Héra avait perdu la tête au sens le plus littéral, ce qui permit à Monsieur Péric d'exposer les périls affrontés par les œuvres antiques avant de nous parvenir.

La parole était ensuite aux élèves, à commencer par ceux de troisième et quatrième année, sous la houlette de Monsieur Fürdös, pour un exposé multimédia, une véritable leçon d'archéologie actuelle, au plus près des dernières campagnes de fouilles menées dans la province grecque de Macédoine. Six jeunes filles, plus nombreuses que les Grâces, moins que les Muses, égales cependant aux premières et aux secondes, prirent la parole et nous guidèrent dans les méandres d'une enquête archéologique : quelle était l'identité de cette royale princesse, enterrée dans ce somptueux tombeau mis au jour l'année dernière ? Ce ne pouvait être qu'une reine de la dynastie des Argéades, parente de Philippe II et d'Alexandre le Grand. Mais était-ce l'épouse du premier, la furieuse et redoutable Olympias, ou celle du second, la belle et douce Roxane ? L'analyse rigoureuse des données matérielles retrouvées dans la tombe et leur recoupement avec les sources antiques, permirent de trancher en faveur d'Olympias, qui voit ainsi son nom et sa réputation, réparés après des siècles d'opprobre.

La scène fut ensuite libérée et préparée pour le clou de la matinée : la fameuse et très attendue pièce de théâtre des élèves de cinquième et sixième année. « L'école d'Athènes : le tableau rit, le vernis craque », voilà un titre augurant bien des mises en abimes. La référence à la célébrissime fresque de Raphaël ornant la Chambre de la signature du Palais du Vatican était immédiate : une reproduction servait de toile de fond à cette représentation. Nous étions en belle compagnie, ceci confirmé par l'appel des personnages : Socrate, Platon, Zénon, Épicure, Pythagore, Aristote, Démocrite, Héraclite, Diogène, tout ce qui comptait en matière de philosophie parut devant nous. Il fut étonnant de constater encore une fois la pertinence et l'actualité de leurs messages et de leurs conclusions. L'Humanité aurait-elle si peu changé ?

La première partie du spectacle prit place sur l'Agora d'Athènes. Nous étions au marché aux esclaves. Foin de la force ou de la beauté des êtres mis aux enchères : il nous était rappelé que les esclaves grecs demeuraient fort prisés pour leurs qualités intellectuelles, leur savoir et leurs capacités pédagogiques. Médecins, précepteurs, intendants, ils remplissaient d'indispensables fonctions dans la société. Et si cette fois, des philosophes étaient à vendre ? Lequel acheter ? Comment choisir celui dont la pensée nous guidera le mieux dans la vie, nous aux existences, aux habitudes, aux caractères si divers et variés ? Chacun des philosophes s'avança à son tour et présenta à son futur maître, les agréments et ornements de son bel esprit. À ce dernier de réfléchir en lui-même aux convergences entre l'exposé et ses convictions propres. Certains hésitèrent, d'autres surenchérirent, d'autres encore se récusèrent.

Le second tableau nous fit assister à un procès philosophique. Un impétrant irréligieux est traîné par ses confrères devant leur divinité suprême : la déesse Philosophie en personne, qui mena les débats et trancha le sort de l'accusé. La pièce se termina dans un tonnerre d'applaudissement et une apothéose pour les élèves, décidément comédiens dans l'âme. Après avoir été ovationnés à leur tour, ils cédèrent la place à leur professeur, Madame Delabaye, qui reçut là, les félicitations auxquelles elle avait mille fois droit. Hélas, cette Matinée Hellénique touchait à sa fin, plaisir trop court comme toujours. Les participants eurent droit à un dernier adieu : un morceau de tarte et un jus de fruit, avant que de reprendre leur train, cette fois ponctuel, et de repartir chez eux, sous le soleil.

Naïm HERAGHI

  

ASSOCIATION DE LA FWB POUR LES LANGUES ANCIENNES

Télécharger l'invitation ici

2015

Activités

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Matinée hellénique

  

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