[creation site internet] [creation site web] [logiciel creation site] []
[01-10-0000- Artes]
[01-10- Artes - 2016]
[01-10- Artes - 2015]
[01-10- Artes - 2014]
[01-10- Artes - 2013]
[01-10-2012- Artes]
[01-10-Artes-Photos 2016]
[01-10-Artes-Photos 2015]
[01-10-Artes-Photos 2014]
[01-10-Artes-Photos 2013]
[01-10 - Artes - Photos 2012]
[00-Accueil]
[00-Accueil]
[]
[01-7- Bulletin]
[01-2- Assemblée générale]
[01-3- Concours d'Arpinum]
[01-9-Foire aux préparations]
[01-4- Iuvenalia 2017]
[01-5- Ludus Latinus]
[01-6- Matinée hellénique]
[01-8-Quaestiones]
[01-10-0000- Artes]
[02-1- Le mot de la Présidente]
[02-2- Objet et objectifs]
[02-3- Historique]
[02-4- Statuts]
[02-5-Conseil d'administration]
[02-6-Devenir membre]
[03-3-1- Pacte d'excellence]
[03-1-1- Annonces - Actuellement]
[03-2- Activités de nos partenaires]
[04-0-0- Leçons]
[04-1-1- Ressources pédagogiques-Table ronde 2012]
[04-3-1- Défense des langues anciennes]
[04-2- Contributions des élèves]
[04-4-1- Varia]
[04-5-1- Agenda]
[04-6-1- Lectures]
[04-7-1- Manuels]
[07-1- Disciplina]
[08-1-Latin]
[08-2-Grec]
[05-1- Prendre contact]
[05-2- S'abonner à la lettre d'information]
[06-1- Liens de nos partenaires]
[06-2- Facebook]

ASSOCIATION DE LA FWB POUR LES LANGUES ANCIENNES

ROIS ET REINES

COMPTE RENDU DU CINQUIEME FESTIVAL ARTES

Une couronne, un trône, un royaume sont superflus pour régner, il suffit d’un cœur. Rois et reines furent nombreux au cinquième Festival Artes, car les cœurs de tous les participants y furent conquis. Le vendredi 18 mars dernier, au Centre d’Auto-formation et de Formation continuée de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à Tihange, sept écoles s’étaient réunies pour célébrer la survivance de l’Antiquité dans nos existences : les Athénées Royaux d’Ath, Binche, Dinant, Ganshoren, Lessines et Marchin, ainsi que l’École Internationale du SHAPE. Toutes concouraient pour l’obtention des quatre prix traditionnels : le Vox Populi (décerné par les élèves participants au suffrage direct), le Scriptores (pour la meilleure présentation écrite), le PUBlius (pour le meilleur objet promotionnel) et l’Artes (pour l’ensemble de la présentation). Ces trois derniers prix étaient décidés par un jury souverain, composé cette année de Monsieur Thomas Lo Monte, directeur du CAF ; Madame Christine Ponchon et Monsieur Jean-Philippe Mogenet, inspecteurs des cours de langues anciennes ; de Monsieur Jean-Luc Sorée, formateur en éducation aux médias ; de Monsieur Paul Pietquin, professeur de didactique des langues anciennes à l’Université de Liège et évidemment, de votre petit rapporteur, qui représentait votre association préférée.

Notre Amphitryon et notre bon génie était notre collègue, Madame Simone Thonon, fondatrice et directrice du Festival. Elle invita le jury sur le podium et ouvrit les festivités à ses côtés. Son discours de bienvenue, fort chaleureux et empreint de ses plus vifs remerciements et encouragements aux participants, inaugura la journée. À dix heures et demie, la course aux lauriers fut lancée. Nous empruntâmes le circuit bleu, comme l’année dernière, et débutâmes par le premier groupe de l’Athénée de Marchin, celui des élèves de l’option latine, emmené par Madame Catherine Schloesser. Vel Comes, Vel Hospes. Nous étions invités à la table des Romains. Reprenant l’émission Bienvenue chez nous et les codes traditionnels de la téléréalité, les élèves en avaient filmé une version audacieuse, mêlant personnages antiques et contemporains, confrontant finement les realia des deux époques. Le résultat était rythmé, surprenant, bien plus subtil que de prime abord. Un couple de dieux olympiens, un couple de Belges moyens très moyens, un couple de riches Romains, un couple lesbien. Les valeurs des uns et des autres se heurtent et se confrontent. Nous repartîmes avec une maison miniature remplie de pop-corn, symbolique et sympathique. Nous passâmes à l’Athénée de Lessines, emmené par Madame Sylvie Schollart. Ad otiandum ridendumque. La télévision aime les élèves et ils la lui rendent bien. Nous fûmes assis devant une fausse chaîne de télévision. Bêtisier, journal parlé, émission culinaire, un pot-pourri des programmes essentiels nous fut présenté. Les Nuls revivaient, l’Antiquité faisait rire au point qu’il semblait s’agir là de sa fonction première. Jules César apparut à l’écran, nous fûmes instruits de nombreux realia. La vie quotidienne des Romains fascine, nous devenons incollables. Nous reçûmes le DVD en cadeau.

Nous partîmes alors pour l’Athénée Royal de Binche, emmené par Mesdames Céline Degueldre et Chantale Bauduin. Ô vide grenier. Question existentielle : la mode est-elle un sujet superficiel ? Non bien sûr, tant elle nous renseigne sur l’esprit d’une culture, d’une civilisation. Vêtements, produits de beauté, soins du corps, art de la coiffure, les élèves explorent et exposent, mettent en parallèle et démontrent avec humour que l’Antiquité est demeurée une source d’inspiration perpétuelle pour la mode. Leur vidéo, Reginae emendi, parodie Les Reines du Shopping et détaille ces célèbres marques aux noms latins. Nous reçûmes un sac, fabriqué à partir d’un t-shirt, preuve que l’avenir de la mode réside dans le recyclage. Notre matinée se conclut en compagnie de l’École Internationale du SHAPE, emmenée par Mesdames Anaïs Bailly et Sophie Libiez. Assassin’s Credo. Il n’y a pas que la télévision dans la vie, il y a les jeux vidéo aussi. La célèbre franchise se voit ajouter un nouvel épisode : les élèves se mettent en scène dans le décor planté des Ides de Mars. L’assassinat de Jules César forme une trame idéale. Le jeu emprunte l’essentiel de ses références à l’Antiquité. Les énigmes se multiplient, nous rîmes et reçûmes nos réponses. Midi, déjà. Nous fûmes régalés d’un copieux buffet de sandwiches, suivi d’un non moins enviable buffet de desserts. Tous les participants partagèrent ce repas collégial avec appétit. Nous nous isolâmes pour procéder à notre synthèse de la matinée. Le classement final s’annonçait serré, chacun méritait un prix.

Les festivités reprirent leur cours peu avant 13h. Nous rencontrâmes l’Athénée Royal d’Ath, emmené par Madame Virginie Civilio. Les Romains du shopping. Une vidéo parodique nous fut projetée, où les élèves reprenaient les codes des Reines du shopping, avec une alternance travestie. La mode, l’apparence, l’image de soi projetée, la signifiant et le signifié, cela marque et interroge les élèves. Faut-il paraître pour être ? Faut-il posséder pour exister ? De la théorie à la pratique, nous fûmes régalés d’un défilé. Nous étions comme Anna Wintour : front row. L’envie d’instagrammer les tenues nous saisit. Certains élèves sont les Johnny Coca et les Phoebe Philo de demain ; d’autres, les Clément Chabernaud et les Gigi Hadid. Nous reçûmes un calendrier dédicacé, heureux auspice pour 2017. Nous revînmes à l’Athénée Royal de Marchin, pour les élèves de l’option grecque, emmenés par Monsieur Benoît Cottin. Pharmaka. Un sujet âpre, épineux, essentiel : les drogues. La présentation tenait du happening. Il s’agissait d’une exposition de photographies mettant les élèves en scène. Méta : les élèves se remirent en scène au cœur de l’exposition, dans des fumées de laurier séché, ambiance pythie de Delphes. C’était dada, nous ne comprîmes pas tout, David Beckham nous apparut, nous repartîmes avec un tirage à part, portrait du groupe. Nous passâmes à l’Athénée Royal de Ganshoren, emmené par Monsieur Simon Midrez, qui en son temps d’étudiant, anima l’activité d’après-midi. Domus Story. Les beaux jours de la téléréalité ne sont pas comptés. Dans une vidéo folle et joyeuse, les élèves interprètent des célébrités antiques, enfermées sous les yeux avides de téléspectateurs voyeurs. Nous les accompagnons jusqu’aux toilettes. Ils se disputent, confrontent leurs ego, se défient à coup d’origamis, et comme l’an dernier, se font voler la vedette par leur professeur surgissant en deus ex machina. Intéressant : les personnages historiques finissent par s’effacer derrière leur propre mythe. Nous reçûmes un cadenas, une clé et un origami divin. Nous étions déjà arrivés à la dernière étape de notre chemin de joie : l’Athénée Royal de Dinant, emmené par Madame Astrid Flamion. D’Halloween aux Lemuria. Frissons : de l’Antiquité à nos jours, l’Humanité a rendu hommage à ses défunts lors de cérémonies mi-macabres, mi-festives. Toutes les civilisations ont été préoccupées par la mort et l’au-delà. Chacune a créé ses rites, les élèves les revisitent. Nous contemplons une horloge, notre temps sur Terre est compté. La mort est-elle une fête ? Les esprits vivent-ils à nos côtés ? Et si nous nous déguisions en lémure pour notre prochain Halloween ?  Nous repartîmes avec un pense-bête et des fèves, pour apaiser les mauvais esprits.

Vint alors l'heure cruciale des délibérations. Les votes du jury furent comptés et recomptés, ceux des élèves aussi. Et tandis que les premiers constituaient le palmarès, les seconds se divertissaient en compagnie des étudiants de l’ULg. Ces derniers, qui présentent leur agrégation en lettres classiques, leur avaient préparé un jeu participatif fort apprécié. L'ensemble des participants se réunirent ensuite dans la salle d'honneur du CAF, pour la proclamation. Madame Thonon annonça au micro les vainqueurs successifs. Le prix Scriptores fut remporté par l’Athénée Royal de Dinant. Le prix PUBlius alla à l'Athénée Royal d’Ath. Le prix Vox populi échut au groupe de latin de l’Athénée Royal de Marchin. Enfin, le premier prix, le prix Artes fut décerné, sous les applaudissements, à l'Athénée Royal de Binche. Les lauréats reçurent diplômes, objets d’art, t-shirts, argent, friandises, matériel informatique et fleurs. Avec leurs professeurs, ils posèrent pour des photos souvenirs. Votre petit rapporteur posa avec l’Athénée de Dinant et leur remit les cent euros offerts par notre association. Nos rois et nos reines de cœur furent ainsi couronnés. Règne d’un jour, règne de toujours. Nous repartîmes en voiture, en bus, en train, nous rentrâmes chez nous, mais ces réussites continuent de régner dans nos âmes.

Naïm HERAGHI

  


Activités

-

Artes

  

2016

  

Merci à nos partenaires de nous soutenir dans nos activités !

with (document){ document.write('
') if (iedom){ write('
') write('
') write('
') write('
') write('
') } else if (document.layers){ write('') write('') write('') write('') } document.write('
') } }