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 LETTRES, LIVRES, MUSEES ET PALAIS

COMPTE RENDU DE NOTRE ASSEMBLEE GENERALE

Il y a cinq mille ans de cela, l'Homme accomplit un pas décisif dans son chemin vers le Savoir et la Raison : il inventa l'écriture, invention à la fois simple et complexe, évidente et géniale, lumineuse et révolutionnaire. S'ouvrirent alors devant lui, les portes de l'Histoire, l’Histoire que l'on grave dans la pierre et le marbre, celle que l'on trace dans la cire et l'argile, celle que l'on rédige sur des rouleaux et des codex, celle que l'on couche sur papyrus et parchemin. Des Sumériens aux Anglais, d'Hammourabi à Tim Berners-Lee, l'écriture et ses supports ont connu une évolution si décisive et fantastique qu'ils méritaient les honneurs d’un musée et une journée entière de notre temps. Ce fut le samedi 7 février dernier, sur le Mont des Arts, à Bruxelles. Ce fut l'Assemblée Générale de notre association.

Nous nous retrouvâmes tous sur le coup de dix heures à la Bibliothèque Royale, l'Albertine, lieu de référence de notre royaume et lieu de mémoire pour bon nombre d'entre nous, qui, étudiants, avons hanté ses couloirs et ses salles de lecture. Le service éducatif de la Bibliothèque, en la personne de sa guide, nous attendait pour une visite du Librarium, son musée du livre et de l'écrit. La Bibliothèque y expose une partie de son immense et riche collection d'ouvrages et de documents précieux, retraçant ainsi l'histoire de l'écriture et de ses supports. La toute première vitrine devant laquelle nous fûmes conduits, nous rappela les différents types d'écriture existant de par le monde : pictogrammes, idéogrammes, alphabets, mais aussi système braille ou portées musicales. Les alphabets furent le fil d’Ariane des deux vitrines suivantes. Les Phéniciens inventèrent leur célébrissime alphabet aux alentours du XIe siècle avant notre ère. Il donna naissance à tous les alphabets utilisés de nos jours : grec, latin, arabe, hébreu, copte, géorgien, arménien ou encore cyrillique. Monnaies, médailles et manuscrits attestent de cette prolifique descendance. Deux parchemins du Xe siècle témoignent, quant à eux, d'une étape capitale pour notre civilisation romane : l'invention de la minuscule caroline, prélude à la Renaissance carolingienne.

Les quatre vitrines suivantes nous retracèrent l'évolution des supports d'écriture. Une tablette gravée de cunéiformes nous remémora qu'au début, était l'argile. Au IVe millénaire avJC, les Égyptiens inventèrent le papyrus, qui découpé en rouleaux, devint le support d'élection des textes manuscrits, jusqu'à l'invention, au IIe siècle avJC, à Pergame, du parchemin. Au même moment, mais à l'autre bout du monde, les Chinois créèrent le papier, à base alors de fibres de lin. Il fallut un millénaire et 751 de notre ère pour que les Arabes découvrent cette géniale invention et la reprennent à leur compte. Le papier est signalé à Bagdad en 793, au Caire en 900 et à Al-Andalus en 1056. Encore deux bons siècles et il s'imposa définitivement. Parallèlement, le volumen s'effaça devant le codex, au cours du Ier siècle avJC. La reliure, la page et l'index rendirent la lecture mille fois plus simple. Le tournant final a lieu en 1450, avec l'invention par Gutenberg, de la presse à imprimer, qui permit la reproduction aisée et rapide des ouvrages. Le XIXe siècle verra l'écriture et la lecture s'universaliser avec la généralisation de l'instruction obligatoire et les inventions concomitantes du papier à base de bois et du livre de poche. 

La guide nous emmena ensuite sur d'autres pistes de réflexions et vers d'autres vitrines. La rédaction et la fabrication d'un livre demeure toujours un long parcours. Du premier brouillon de l'écrivain, seul face à lui-même, à la sortie de son œuvre, en librairie, chaque étape est résumée. Les corrections à même les feuillets, la dactylographie du texte, sa mise en page, la création de sa couverture et de sa reliure, sa publication... Le livre en tant qu'objet atteint parfois le statut d'œuvre d'art ou... d'effroi ! Le clou de notre visite s'avéra être un petit volume gaufré, orné de têtes de mort dorées et datant de la fin du XVIIIe siècle. Son sujet, les cimetières et leur réglementation, est bien morbide, mais pas autant que sa reliure, faite de peau humaine. Une épouvante... Notre visite s'acheva sur la destinée d'un livre après sa parution. Certains entrent dans la légende, d'autres sont détruits. Certains sont lus par des millions de personnes, d'autres sont engloutis dans l'oubli des siècles. Tous ont leur place dans les rayonnages et les registres de la Royale...

C'était à présent l'heure du dîner et de l'assemblée générale proprement dite. Le premier fut pris dans un restaurant indien, dont le buffet fut rudement entamé par nos membres, mis en appétit. La seconde fut ouverte par notre secrétaire, Madame Valérie De Climmer, qui procéda au bilan de notre année 2014, satisfaisante à tous les égards. Notre association a mené à bien tous ses projets habituels et est parvenue à les renouveler heureusement pour 2015. Vous qui nous êtes fidèles, en êtes parfaitement informés par le biais de ce bulletin. Notre trésorière, Madame Carine Bamps, prit le relai et nous assura que nos comptes demeuraient dans le vert, heureux augure à l'entame de 2015. Le nombre de nos membres restent stables et nous leur en sommes gré. Nos collègues, Monsieur Thomas Kountourgianos et Madame Carine Fondaire, prirent ensuite la parole, afin de nous informer de l'avenir de l'enseignement des langues anciennes dans le réseau officiel. Les regards s'assombrirent, les fronts se plissèrent, les paroles furent véhémentes. Quel avenir ? Du sang, de la sueur et des larmes, tant les volontés sont contraires et la balance penche en faveur d'une simplification à l'extrême du contenu des cours de latin et de grec ancien. Le débat fut lancé et fut tranché : la rigueur, le sérieux, l'analyse, la grammaire, la version, la langue doivent conserver leur droit de cité et leur égalité avec la littérature, l'histoire, la civilisation et les réalisations artistiques.

Un ultime café et le temps était venu de gagner le Palais de Charles de Lorraine pour la suite de notre journée. Situé Place des Musées, ce palais fut érigé de 1757 à 1760, sur ordre et volonté du prince Charles-Alexandre de Lorraine, prince de Lorraine et de Bar, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens, beau-frère de l'impératrice Marie-Thérèse et oncle paternel de l'empereur Joseph II et de la reine Marie-Antoinette (entre autres...). L'ensemble a pour particularité de combiner un extérieur de style classique avec un intérieur de style baroque. N'ont été préservés et ne se visitent plus que l'entrée en hémicycle, l'escalier d'honneur et les appartements d'été du prince. Ceux-ci sont la meilleure illustration possible que l'imaginaire peut se faire d'un palais d'Ancien Régime : colossaux lustres en cristal, miroirs de plusieurs pieds de haut, cheminées aux lourds chenets, boiseries dorées jusqu'au plafond, lourds rideaux de brocards,... L'atmosphère est demeurée quasiment intacte et tout semble y attendre patiemment le retour du premier propriétaire des lieux, décédé en 1780, à la consternation générale, sauf celle de Joseph II, soulagé d'être enfin débarrassé de cet oncle encombrant, qui lui tenait sans cesse tête.

Sont exposés là, les objets de collection rassemblés par le prince, féru d'astronomie, de physique et de cartographie, encyclopédiste, amateur d'art, d'automates et de curiosités. Nous nous y sommes surtout rendus pour la remarquable exposition Entre Les Lignes, qui rassemblaient d'autres richesses de la Bibliothèque Royale : des dessins de maîtres flamands, comme Jérôme Bosch et Jacob Jordaens. Cette exposition était organisée dans le cadre d'un projet européen de numérisation et de mise en ligne des collections des musées nationaux. Nos membres furent pris par la beauté des lieux et des originaux présentés. Le temps sembla suspendre son vol, entre deux salons, deux vitrines, deux témoignages de ce siècle des Lumières. Hélas, il fallut bien au final se séparer, pour reprendre son train, sa voiture ou son métro... Seul le souvenir de ce jour, impérissable, allait demeurer dans les mémoires et vivace, perdurer par-delà les ans...

Naïm HERAGHI

 

ASSOCIATION DE LA FWB POUR LES LANGUES ANCIENNES

Activités

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Assemblée générale

  

2015

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